Miraxy
Suivi de production et pipeline USD pour petites équipes d'animation
L'intention
Miraxy vient de ce que j’ai vécu sur mes projets collaboratifs : une petite équipe d’animation indé a les mêmes besoins qu’un studio (savoir qui fait quoi, faire circuler proprement des assets lourds, garder un pipeline cohérent des premiers assets jusqu’à la publication), mais sans ses moyens. Les outils de référence comme ShotGrid ou Kitsu sont pensés pour des structures avec un TD pipeline dédié et une vraie infra ; à trois ou cinq, ils sont trop lourds à déployer et à maintenir. On bricole donc avec un tableur partagé, ou on se tourne vers des outils de studio.
Miraxy est l’outil que je voudrais avoir pour ma propre équipe. C’est d’abord un outil de suivi de production, où l’on suit l’avancement de chaque tâche. C’est aussi un pipeline léger qui se branche sur n’importe quel DCC, où chaque asset est publié et versionné.
Le principe
Le suivi de production passe en premier : une production y est un ensemble de tâches reliées entre elles et placées dans un planning. Chacun voit ce qui lui revient, dans quel ordre, ce qui dépend de lui et ce qui bloque. Les assets sont publiés dans le pipeline et versionnés, au lieu de circuler par mail ou par Discord, et chacun récupère la bonne version sans avoir à la demander.
L’outil doit rester simple à mettre en route pour une équipe de trois ou cinq. Il n’y a pas de serveur de fichiers à héberger : les assets circulent directement entre les postes de l’équipe, en pair-à-pair. Miraxy fait passer les données d’un DCC à l’autre sans que personne ait à devenir TD pipeline.
Pourquoi l'USD
Tout passe par l’USD avant tout pour limiter le développement à ma charge. C’est un format unique capable de contenir tous les types de données dont j’ai besoin de faire transiter. Mes intégrations se limitent à un bouton « exporter » dans chaque DCC, sous forme de plugin, qui publie directement l’asset dans le flux de Miraxy. Miraxy le distribue ensuite aux membres de l’équipe.
J’aurais pu partir sur d’autres formats, mais il aurait fallu gérer du cas par cas selon le type d’asset et le DCC d’origine. Ce serait moins uniforme, avec plus de code à maintenir et plus d’endroits où ça peut casser. Avec l’USD je n’ai qu’un seul chemin, ce qui rend l’outil tenable pour une personne seule.